• Conseil,

Jérôme RONCHETTI, témoignage

Publié le 21 septembre 2021 Mis à jour le 30 septembre 2021

Maître de Conférences au sein du département GACO (Gestion Administrative et Commerciale des Organisations), et nouvellement élu au Conseil de l’I.U.T, Jérôme RONCHETTI témoigne de son parcours et de son implication.

  • Pourriez-vous vous présenter ?

Je m’appelle Jérôme Ronchetti et j’ai 31 ans. Je suis marié et papa d’un petit garçon de 29 mois. Pur Manceau, j’ai effectué toutes mes études supérieures au Mans (de la Licence au Doctorat). J’ai eu mon doctorat en Economie en 2017, qui tentait d’analyser les répercussions de la réforme de la complémentaire santé sur le marché du travail. J’ai ensuite eu l’opportunité de faire un post-doctorat pendant un an à l’Université de Paris (anciennement Paris Descartes). J’investigue ainsi depuis 2019 l’économie du vieillissement et les problématiques de prise en charge de la dépendance. Suite au concours pour les maîtres de conférences, je suis arrivé à l’I.U.T. Jean Moulin le 1er septembre 2020 au sein du département GACO, où j’enseigne principalement l’économie, les mathématiques et les statistiques. Je suis responsable des stages auprès des étudiants GACO et je suis le référent stage pour l’I.U.T.

  • Vous êtes aujourd’hui membre du Conseil de l’I.U.T., élus au collège maîtres de conférence, qu’est-ce qui a motivé votre candidature ?

J’ai eu l’opportunité d’entrer au Conseil après avoir été contacté par Madame Falaise. J’ai beaucoup apprécié sa démarche et cela représentait pour moi l’opportunité de participer un peu plus à la vie de l’I.U.T. En effet, participer au Conseil permet d’abord de mieux comprendre le fonctionnement d’un univers que j’ai découvert récemment et qui est très différent de ce que j’ai pu connaître auparavant dans les différentes universités. Je n’avais jamais enseigné en I.U.T. et n’avais jamais eu de grandes responsabilités. De plus, je ne connais pas encore parfaitement le fonctionnement général de l’Université Lyon 3 et la place de l’I.U.T. au sein de cette dernière, d’où mon envie de m’investir. Surtout, j’espère pouvoir apporter un éclairage nouveau pour au moment de la prise de décision ou d’un avis à donner. Un Conseil a toujours besoin d’idées novatrices et d’un peu de jeunesse pour se réinventer, ou du moins innover.

  • Comment voyez-vous le rôle et l’importance d’un Conseil de composante ?

Le Conseil a pour moi une importance cruciale. Sur le fonctionnement interne d’abord, en participant à la budgétisation, aux réformes pédagogiques et plus généralement aux décisions internes. Sur le fonctionnement externe ensuite, en développant des collaborations extérieures et en valorisant la place de l’I.U.T. au sein de l’Université.

  • Vous êtes en poste à l’Institut depuis septembre 2020, quels ressentis avez-vous sur cette structure, ses valeurs, sa place dans le panel de formations et sa force ?

Mon ressenti est excellent. Je tiens d’abord à remercier l’I.U.T. et les différentes personnes le composant pour mon intégration. En effet, malgré les difficultés, j’ai pu obtenir un soutien appuyé lorsque j’en avais besoin. L’Institut a la faculté de travailler de façon transversale entre les trois départements avec beaucoup d’entraide. C’est une qualité incommensurable lorsqu’on traverse des périodes difficiles comme la période actuelle.

Je suis ensuite ravi de voir le gage de qualité de l’I.U.T., qui se ressent fortement au moment des enseignements. La sélection des étudiants à l’entrée est rude et permet d’avoir des étudiants motivés, travailleurs et profondément investis. C’est une différence notable pour moi par rapport à l’Université plus classique où la première année se résume parfois à davantage d’échecs que de réussites. De plus, malgré les difficultés forcément plus prononcées chez certains étudiants, le suivi pédagogique et l’engagement de l’équipe enseignante permettent à ces étudiants de ne pas décrocher et de rester motivés.

Sur le plan de l’insertion et de la professionnalisation, j’ai pu observer les bienfaits des périodes de stage sur la réussite des étudiants. L’expérience professionnelle et la formation par le terrain restent des atouts privilégiés sur le marché du travail et l’I.U.T. sait grandement les mettre en avant. En ce sens, la réforme du Bachelor Universitaire de Technologie (B.U.T.) est pour moi l’opportunité de mettre encore plus en avant la visibilité des I.U.T. et leur place dans l’insertion des jeunes diplômés sur le marché du travail.

  • Avez-vous des idées pour l’avenir de notre I.U.T. ?

Mes idées peuvent parfaitement se résumer grâce au sigle « IDEE » de notre liste électorale. La crise actuelle rencontrée a permis à l’I.U.T. et à l’enseignement supérieur de se moderniser, d’innover, tant en termes de communication que de pédagogie. Les étudiants ont aussi évolué dans l’apprentissage des matières et l’approche par compétences sur et via les outils numériques doit être davantage développée.

L’I.U.T. doit ensuite poursuivre cette capacité à débattre et évoluer ensemble entre les départements et au sein de l’Université. La responsabilité de référent stage pour les 3 départements qui m’a été confiée reflète cette idée de consolider un discours commun tout en préservant l’autonomie de chacun.

Enfin, le rôle d’enseignant est pour moi avant tout destiné à aider les étudiants les plus en difficulté. Soutenir moralement ces étudiants est une des forces de l’I.U.T. qui doit être encore développée. C’est, à mes yeux, une des clés pour garantir un avenir professionnel aux jeunes de demain tout en contribuant à améliorer la réputation de l’établissement.

  • Un mot de conclusion ?

Je tiens simplement à remercier chaleureusement le personnel pour l’accueil durant cette première année et je félicite les étudiants d’avoir pu maintenir une telle régularité malgré le contexte actuel. Je ne doute pas de leur réussite pour la suite. Quant aux enseignants, personnels et membres du conseil, courage : le B.U.T. arrive !